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EPISODE 13

Premières mesures de rétorsions

Histoire de la dernière révélation !

Le contenu qui suit n’est proposé qu’à titre purement indicatif et n’engage que son auteur. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre mosquée locale.

Nous nous plaçons sous la protection d’Allah (Exalté soit-Il) pour la réussite de nos œuvres et demandons Son Pardon pour les erreurs émanant de nos âmes.

Fraternellement vôtre… Bilal Muezzin !

Résumé :

Grandement soutenu par sa femme Um Jamil Arwa Bint Harb (sœur d’Abu Sufyan qui allait prendre la tête des Quraysh dans leur lutte acharnée contre les Musulmans), Abu Lahab milite activement contre le Prophète (paix et prière d’Allah sur lui) qui bénéficie néanmoins de l’appui de son oncle Abu Talib malgré l’envoi d’une délégation de notables Mecquois lui intimant de dire à son neveu de cesser ses appels à l’Islam. Comprenant que le Prophète (paix et prière d’Allah sur lui) ne transigera pas, il lui renouvelle son soutien envers et contre tout suscitant la colère de ses pairs qui mettent en place diverses mesures d’intimidations, de discriminations, d’humiliations et de persécutions visant à enrayer la propagation du phénomène…

HISTOIRE :

Premières mesures de rétorsions

En proclamant publiquement son message et en invitant les Mecquois à l’adopter comme religion et comme mode de vie, afin de se soumettre à Dieu et de se conformer à Ses ordres, Muhammad le Messager de Dieu (saws), passait de fait à l’offensive dans un combat qui allait dominer le reste de sa vie. Jusqu’à ce moment, le Prophète (saws) et ses premiers adeptes s’étaient contentés d’aborder en secret un nombre restreint de personnes, dans un cadre privé et individuel.

Ces efforts avaient procuré au nouveau message de l’islam un noyau de partisans indéfectibles. Cependant, l’affirmation publique du message par le Prophète (saws) modifiait totalement la donne, en même temps que changeait la cible de ses efforts. C’était la société tout entière qui était dès lors invitée à changer radicalement les fondements sur lesquels elle reposait et les principes et valeurs auxquels elle adhérait.

Ce changement signifiait beaucoup plus que le simple remplacement par un Dieu unique de toute une série d’idoles faites de dattes, de pierre, d’or, de bois ou de glaise. Ce qui était demandé aux Arabes de La Mecque, ce n’était pas seulement de vénérer Dieu au lieu de leurs idoles : c’était aussi de suivre Son jugement dans tous les aspects de leur vie sociale, politique et culturelle. Autrement dit, le changement devait aussi porter sur leurs pratiques sociales, sur leurs intérêts commerciaux et économiques, ainsi que sur leur pouvoir et leur influence politique.

La réaction de ceux qui détenaient le pouvoir dans la société mecquoise fut donc hostile, comme on pouvait s’y attendre. Ils comprenaient en effet que s’ils n’opposaient pas une résistance ferme et déterminée à la nouvelle prédication, elle ne pourrait que remporter l’adhésion d’une grande partie de la population, en particulier les pauvres, les esclaves et les plus démunis, mais également certains individus aux idées libérales appartenant aux classes dirigeantes. C’est pourquoi une campagne de persécution ne tarda pas à être lancée contre les adeptes de la nouvelle religion.

Persécuter les plus faibles

Les premiers musulmans n’appartenaient pas exclusivement à une classe ou à un groupe social donné, mais provenaient de tous les clans et de tous les niveaux de la structure sociale tribale de La Mecque. Or, les considérations tribales imposaient que tout membre d’une tribu soit défendu par sa tribu entière en cas de persécution extérieure ou d’injustice. De fait, comme nous l’avons vu, une tribu défendait ses membres même lorsqu’ils étaient dans leur tort.

C’est pourquoi certains des premiers musulmans échappèrent à la persécution grâce à la protection de leur tribu. Beaucoup eurent cependant moins de chance, parce qu’ils appartenaient aux classes inférieures des esclaves et des « alliés », c’est-à-dire d’individus attachés à différents clans ou tribus par un accord d’alliance implicite. Dans des circonstances normales, cet accord leur assurait la protection de la tribu, mais leur statut demeurait ambivalent. Ils s’exposaient donc à des représailles sévères lorsqu’ils entraient en conflit avec les puissants chefs de tribus.

Il était normal que la campagne de persécution s’en prenne essentiellement aux musulmans appartenant à ces classes. Après tout, la société tribale mecquoise défendait précisément ce système qui plaçait les gens dans différentes catégories selon leur naissance et leur condition. La classe privilégiée n’était pas prête à abandonner facilement ses prérogatives. Elle ne pouvait toutefois pas les outrepasser en les refusant à ceux des compagnons du Prophète (saws) qui y avaient droit en vertu de leur naissance et de leur lignée.

L’une des premières tactiques des chefs mecquois pour en finir avec l’islam fut une campagne de terreur, prenant diverses formes selon le statut de la victime. Ceux qui appartenaient aux classes supérieures faisaient l’objet de railleries et d’affronts. L’ennemi le plus acharné de l’islam à l’époque était un homme du nom de Amr ibn Hishâm, qui appartenait au clan de Makhzûm. On lui donna bientôt le surnom d’Abû Jahl, qui signifie « le père de l’ignorance ».

Abu Jahl supervisait cette campagne d’opposition sous ses deux formes : ridiculiser les musulmans dont les liens tribaux assuraient leur protection, et persécuter les plus faibles. Lorsqu’il entendait parler de la conversion à l’islam d’un personnage noble, il lui adressait sarcasmes et reproches. Il disait par exemple : « Tu as abandonné la foi de ton père, qui était meilleur que toi. Nous ne tiendrons plus compte de ton avis, nous nous opposerons à toi et nous te traiterons avec mépris. »

Si l’homme était commerçant, Abu Jahl le menaçait de boycott afin de nuire à ses affaires. Si le nouveau musulman appartenait à la classe la plus faible, c’était par la persécution physique qu’Abû Jahl s’en prenait à lui. Abu Jahl n’était toutefois pas le seul ennemi de l’islam : il n’était que le plus tenace. D’autres rivalisèrent avec lui dans cette campagne de terreur. Les souffrances de Bilâl et de Khabbâb offrent de bons exemples de la férocité de cette persécution.

 

2 commentaires sur “EPISODE 13

  1. Mark dit :

    Thanks for your blog, nice to read. Do not stop.

    1. Oumayma Bouaoud dit :

      Salam aleykum wa rahmatullah wa barakatuh (السٌَلامُ عَلَيْكُمْ وَ رَحْمَةُ اللهِ وَ بَرَكاتُهْ): May peace, peace and mercy. Barak ‘ Allah oufik for your return the team is doing its best to live up to the most beautiful of religions

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